Me Guy Martinot et Me Eric Boureau ont répondu au journal Ouest-France (édition du vendredi 2 octobre 2009), suite à l’Assemblée Générale de la compagnie régionale de la Normandie au Chateau de Canisy (50), tenue la veille et lors de laquelle l’avenir de la profession a été largement évoqué. Propos recuillis par Yann HALOPEAU.
Pourquoi avez-vous réuni vos confrères normands aujourd’hui ?
Nous sommes 36 pour un maillage territorial qui couvre les 5 départements de Normandie. Cette réunion est faite pour faire le point sur notre métier. Cette fois nous abordons une réforme qui touche notre profession sur le plan européen. Après passage devant le Sénat le 28 octbre prochain et retour devant l’Assemblée Nationale d’ici la fin de l’année, une loi spécifiera que tout commissaire-priseur sera suscepotible d’exercer son métier dans n’impoirte quel pays d’Europe.
Comment vos collègues accueillent ils cette nouveauté ?
Pour nous, c’est une avancée d’autant que les commissaires-priseurs français sont réputés, en raison de leur cursus ert de leurs diplômes, pour être parmi les meilleurs. Depuis des lustres, nous recevons une formation à la fois juridique et artistique et passons aujourd’hui un master de droit et une licence d’histoire de l’art. Sans oublier un passage par l’Ecole du Louvre, et l’école de commerce ESCP. C’est une opportunité et c’est un peu compliqué aussi.
Pourquoi ?
Certains confrères se montrent un peu frileux : c’est la raison pour laquelle nous provoquons ces échnages pour expliquer la teneur de ce qui nous attend. Comme par exemple, le fait de savoir que notre autorité de tutelle en matière volontaire, le Conseil des Ventes, qui intervenait en amont de nos ventes, ne le fera plus qu’après. Il ne sera plus nécessaire d’attendre son agrément de six mois avant d’effectuer une vente volontaire. Le contrôle se fera a posteriori. Mais si nous, français, nous pourrons exercer ailleurs, il ne faut pas oublier que nos confrères européens pourront également venir travailler en France.